La satisfaction au travail : le management par la satisfaction

Quand on parle de productivité, depuis de nombreuses années maintenant et les différentes théories économiques qui existent en la matière, on a souvent tendance à se focaliser sur des critères purement factuels et sur le fait que pour améliorer la productivité, il faille soit produire plus avec autant de matière première et de main d’oeuvre, soit produire autant avec moins de matière première et / ou moins de main d’oeuvre. Pourtant, voilà un moment maintenant qu’il existe bien d’autres leviers qui peuvent vous permettre d’augmenter la productivité de vos salariés au travail. Parmi ces derniers, la satisfaction au travail tient une bonne place dans la mesure où elle impacte par la suite la productivité « concrète ».

Le management par la satisfaction, une tendance qui se développe

la satisfaction au travail

Voilà plusieurs années maintenant que les personnes qui réfléchissent aux stratégies managériales qui sont utilisées dans les entreprises ont compris que dans un monde du travail ayant subi autant de mutations ces dernières années, il était devenu important de repenser le système autrement et de faire en sorte que la productivité puisse être amélioré par des moyens autres, plus modernes et / ou plus conceptuels.

En France, la satisfaction au travail n’a pour l’heure pas encore énormément permis le développement de telles stratégies pour une simple et bonne raison c’est que nous sommes un des pays parmi où les salariés sont parmi les plus productifs du globe. Fort naturellement et consécutivement à cela, il est moins stratégique et surtout moins urgent pour les managers et responsables des entreprises françaises d’améliorer la productivité que pour leurs homologues étrangers. Cela étant dit, le coût du travail dans l’Hexagone et une concurrence étrangère qui s’accroît dans bien des secteurs d’activité sont des motifs nécessaires et suffisants à ce que l’amélioration de la productivité en France ne devienne de plus en plus importante dans les années à venir pour la pérennité de nos entreprises et de nos emplois sur le territoire.

Et il y a de belles perspectives à entrevoir en la matière. En effet, si nous Français ne sommes pas souvent concernés par ce genre de pratiques pour le moment, les moyens de motiver les salariés dans les autres pays ont de quoi faire des envieux : abonnement à la salle de sport payée par l’entreprise et / ou créneau horaire prévu sur le temps de travail pour aller courir avec ses collègues, salle de jeux et espaces de détente au sein de l’entreprise pour pouvoir se détendre et / ou jouer entre collègues, séance de kinésithérapie pour les métiers dans lesquels il y a de nombreux postes de travail où la position à adopter par l’opérateur est susceptible d’entraîner des soucis de santé… ou encore travailler 4 jours en étant payé 5.

Pourquoi la satisfaction au travail est-elle si efficace ?

Qu’on se le dise, un employé qui n’est pas bien dans son travail au quotidien ne va pas tout faire pour préserver sa place plus que de raison. Si le marché du travail ne permet plus comme il le permettait dans le temps de claquer la porte d’un employeur parce qu’on savait qu’on allait pouvoir trouver un job chez le voisin dans l’instant, il ne permet pas non plus aux employeurs de faire n’importe quoi pour autant. Si ces derniers peuvent se montrer plus difficile dans bien des cas et qu’ils savent qu’ils peuvent dans ces cas précis remplacer les départs sans problème ils sont en position de force au moment de négocier les avancées quelles qu’elles soient. En revanche, si le « si tu n’es pas content tu n’as qu’à aller voir ailleurs » a été rendu plus facile chez beaucoup, cela ne permet pas pour autant de licencier comme on veut, même quelqu’un qui a une productivité au ras des pâquerettes.

Et ça, bon nombre de salariés l’ont présent à l’esprit et pour certains en érigent même un principe fondateur de leur action au travail. Des phrases telles que « tant que mon patron fera semblant de bien me payer je ferai semblant de bien travailler » sont autant de traits d’esprit que l’on peut voir fréquemment sur les réseaux sociaux mais qui ne font guère avancer le schmilblick, ni d’un côté, ni de l’autre.

Alors pourquoi ne pas essayer une autre voie et pourquoi ne pas faire en sorte que la confiance prenne le pas sur le contrôle. Pourquoi quand on est manager ne pas donner au salarié un sentiment de bien-être dans son travail qui va l’amener à cette réflexion : « j’ai de la chance d’avoir ce travail, à moi de continuer à faire en sorte de le mériter ». Si vous en arrivez là, vous pouvez être sûr que la productivité de chacun de vos salariés ne sera pas la même et vous constaterez que la productivité de vos collaborateurs n’en sera que meilleure. Alors qu’attendez-vous vous aussi pour essayer la satisfaction au travail ?

N.O